La culpabilité du parent qui travaille

Je ne cache pas que mon cerveau est rarement en mode "stand By"...

Je travaille beaucoup et j'ai toujours l'impression que je ne fais pas assez. Je pensais que devenir maman allait changer ça, mais non...


Je vois mon fils une heure le matin, et lorsque je rentre le soir, je passe la porte, enlève mon manteau, et va pour 3h de câlin, et là encore ca dépend des jours :( ! Parfois, le travail (personnel ou professionnel) me suis à la maison.


C'est FRUSTRANT, hein ??


Eh bien je vous le confirme. Il suffit qu'un soir après une sortie entre collègue ou un dossier qui doit partir en urgence, je sois rentrée après qu'il soit couchée pour que le lendemain il me manque au boulot toute la journée et que je me mette à culpabiliser! Mais je pense que ca doit être pareil pour beaucoup de parents qui travaillent, j'imagine.


Saviez-vous que d'après une étude :


"Moins d’un enfant sur trois (32%) a ses deux parents travaillant à temps complet"!

Donc comment ne pas culpabiliser avec ça, quand tu es maman?


Evidemment, qu'il y a des parents qui ne travaillent pas ou pas à temps complet et pour lesquels ce n’est pas un choix, mais bon le monde du travail étant ce qu’il est à l’heure actuelle! Ces parents là, je ne peux que leur dire que je suis de tout cœur avec eux!


Nous sommes plusieurs à culpabiliser, et plusieurs à connaître ce moment où tu trouves que les journées ne sont pas assez rallongées! Que les weekends câlinous sont courts... dès lors ou on connait cette sensation de manque nous savons qu'une petite remise en question et à l'ordre du jour. Ce moment où tu te demandes :


Dois-je arrêter de travailler, ou travailler moins pour « profiter » davantage de mon enfant ?


Ce qui est sûr, c'est que je voudrais bien être à 17h30 devant chez la nounou tous les jours, rentrer main dans la main avec mon Knacki, qu’on s’arrête au parc juste à côté de chez nous pour qu'il joue avant de rentrer. Ce serait cool de ne jamais arriver en retard chez la nounou aussi, car maman à encore oublié de mettre son réveil pour pouvoir gagner 5 min de sommeil.


Ou de passer les vacances scolaires à découvrir des nouvelles choses, voyager ect...


Ce serait chouette et parfois, quand j’y pense, j’ai un petit nœud dans la gorge.


Quand je pense à tous ça, je me dis en effet : je ne pourrais pas être parent d’élève à l’école, il y a peu de chances que je l'accompagne aussi en sortie scolaire et les réunions avec les profs à 18 heures qui demandent une organisation infernale. (J'ai déjà fait le test, avec mon petit bébé, qui est devenu un grand Homme aujourd'hui :) bref...).


Et cette pensée me fait le même effet depuis 3 ans : l’effet d’une remise en question. Je me demande si je veux être le genre de mère que je suis. Tu sais, cette mère en talons que tu ne vois jamais!


Quand j’y pense, ça me paraît tout à coup contre-nature et insupportable. Cette impression d'être une mauvaise mère si je ne suis pas avec lui. Je sais que les parents qui travaillent beaucoup se posent souvent cette question.


Et puis, avec la course du quotidien, "parfois" j'y pense peu. En tout cas suffisamment pour que j’accepte mon nouveau rythme de vie.


Bien sûr que je voudrais voir mon fils davantage. Surtout, quand je vois qu'une fois par semaine, il a la chance de rester avec son père toute la journée, alors que moi c'est souvent que les weekends quand je n'ai pas X dossier à traiter.


Mais j’aime mon travail. J’ai besoin d’être à cette place-là en plus de ma place de maman.


Je ne suis pas comblée ou totalement épanouie à la maison.


Au bureau je ne suis pas une maman. Je m’exprime sur un tas de sujets, je gagne des compétences, je profite des échanges sur plein de sujets avec des cerveaux (Pharmaciens, des comptables, des professeurs, des politiciens ect...) que ce soit pour le travail ou juste lors d'un déjeuner, je rencontre des gens qui me font grandir, m’interroger, râler, rire, et beaucoup réfléchir. Bref, je vis une partie de ma vie, aussi. Et cette partie-là me convient bien, elle comble mon besoin de socialisation, de réflexion et de challenge (moi qui suit constamment enquête de nouveau challenge). Des choses que je ne suis pas capable de trouver par moi-même ou autrement (petit BIG UP aux parents au foyer au passage, sujet qui suscite à la fois mon admiration et beaucoup de questionnements, mais on en parle très vite !).


[Pour être parfaitement honnête, je me dois aussi de préciser que je travaille aussi pour des raisons financières. Oui un enfant à des besoins ! (et là, BIM, gros débat sur ce dont on a réellement besoin pour vivre… mais je ne suis pas à un débat près tu noteras !))]


Au final, je suis une maman qui travaille, qui aime son travail, mais qui, souvent, culpabilise à mort, jusqu'au point d'en pleurer le soir.


Parfois, je suis tellement fatiguée en rentrant, que je n'arrive pas à jouer avec lui comme il le souhaiterait. Ce que je fais, c'est que je me presse pour aller, le mettre au lit, pour que je puisse me poser sur un canapé... La culpabilité m'envahit aussi quand je le dépose chez la nounou, et qu'elle me dit : " ca fait longtemps, que je nous ai pas vu, vous allez bien?"... Bien sûr, qu'elle ne me dira jamais le fond de sa pensée, mais je le sais bien en tant que mère, ce qu'elle pense.


Et cette culpabilité est par moment assez lourde à porter.


Ce n'est pas dramatique, on est bien d'accord, mais certains jours c'est relou.


Comme ce matin!!!!



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